Les Bals
Les bals sont des grandes soirées dansantes publiques ou privées, qui se déroulent dans différents endroits comme des parcs, des palaces, des places de village ou encore dans des hôtels particuliers. En 1790, il y avait environ quatre cents bals à Paris. Par ailleurs, au XVIIIe et XIXe siècles on vit se multiplier les bals privés, donnés dans les hôtels particuliers de l'aristocratie ou de la bourgeoisie.
Au milieu du XIXe siècle, c’est au bal Mabille (avenue Montaigne), entre 1840 et 1875, que Chicard introduisit le cancan, alors que Rigolboche et Céleste Mogador s’y produisaient. Le bal Bullier fut le plus grand bal de Paris de 1847 à 1907.
Les bals sont de hauts lieux de rencontre car ils permettent de danser avec un partenaire. Les bals sont organisés en fonction de la région géographique et en fonction du milieu social de l’individu. Ils permettent aux jeunes gens de se rencontrer autour d’une soirée dansante et de lier des affinités. Ces bals ont lieu autant dans les milieux socialement aisés comme le montre le tableau Danse à la ville de pierre Auguste Renoir où les deux danseurs sont habillés chic, ou encore dans des milieux plus populaires comme l'illustre le tableau Danse à Bougival de Pierre Auguste Renoir dans lequel les deux danseurs sont habillés de manière plus décontracté pour l’époque.
Danse à la ville
Danse à Bougival

À la fin du siècle, aux succès du Moulin-Rouge, du Tabarin ou encore du Moulin de la Galette s’ajoutent d’innombrables bistros.
Au début du XXe siècle, l'accordéon remplace la cabrette et s'installe dans les bals. La valse lente et la java supplantent la bourée (danse de couple). Durant la Première Guerre Mondiale les bals sont fermés sur ordre du préfet de la Seine. Mais de nombreux bals clandestins très profitables se développent. Les maisons closes (comme La Fleur Blanche à Paris) sont ouvertes et attirent de nombreux clients.

Les années 1920 à 1940 furent une période faste pour les bals : Paris compte plus de trois cents bals, auxquels il faut ajouter les dancings, les guinguettes et les bals parquets de banlieue et de province. Là, valse chaloupée et java, nos danses « nationales », durent céder la place à de nouvelles danses: charleston, one step, tango, paso doble, rumba, samba. Durant la Seconde Guerre mondiale les bals sont fermés sur ordre du Préfet de la Seine. Lors de leur réouverture les bals doivent peu à peu céder la place aux surboums et autres surprises-parties, mais surtout aux dancings, night-clubs et autres boîtes de nuit. Peu de bals survivent encore, un bal fait exception, le bal des débutantes, à l’époque de sa création (1780) il occupait une place bien plus importe maintenant il s’agit plus d’un rituel, en effet de nos jours le bal des débutantes se produit encore mais à la fin du bal les jeunes femmes invités finissent la soirée en boite de nuit. Le Bal des débutantes était un rituel qui permettait d'intégrer les jeunes filles « bien nées » à la cour, en leur permettant d'affirmer leur respectabilité et celle de leurs familles. On rassurait ainsi les jeunes prétendants sur le fait que ces débutantes étaient du « même monde », alors que « la pression sociale pour se marier dans son milieu était considérable ».
